Le blogue des Rivest en Grèce
Ce blogue est un recueil de textes rédigés par Youri, Geneviève et qui sait, peut-être par Jules, Zoé et Eva également. Vous y lirez nos impressions sur la situation actuelle en Grèce ainsi que sur les endroits que nous visitons. Parfois de courtes cartes postales, parfois des lettres plus longuement réfléchies, nous espérons que vous en apprécierez la lecture et que vous ne vous gênerez pas pour laisser vos commentaires.
lundi 6 juillet 2015
Athènes vue par Jules
Les vacances en Grèce avec ma famille ont commencé à Athènes. Le voyage a duré environ 10 heures et nous sommes arrivés à Athènes vers 10h le matin du 24 juin. Une fois arrivés au Cecil Hotel, nous avons fait une grosse sieste car nous étions très fatigués. Plus tard, nous avons vu ma grands-mère qui était elle aussi à Athènes. Le lendemain, nous sommes allés voir l'Acropole; il faisait très chaud mais j'ai trouvé cela très intéressant! L'Acropole a été endommagé au fil des années par des tremblements de terre et par la guerre opposant les Grecs et les Turcs. Ce grand monument a été construit en l'honneur d'Athéna, la déesse de la sagesse et de la stratégie guerrière. Athènes est une ville ou magasiner et manger dans des restaurants sont les choses les plus intéressantes à faire. Alors que nous rentrions à l'hôtel un soir, nous avons vu une manifestation du parti communiste qui était très bruyante. Cette manifestation avait pour but de soutenir Tsipras, le premier ministre de la Grèce. J'ai profité de notre passage à Athènes pour acheter un chapeau, un rubicube et des cadeau pour mes sœurs.
dimanche 5 juillet 2015
Oxi ou Nai
Ce beau dimanche matin dans le sud du Péloponnèse, fait penser à un 30 octobre 1995 à Montréal. C'est jour de référendum et, selon les sondages, le résultat du scrutin est imprévisible.
Tout comme il y a 30 ans, la question est bizarre et fait référence à des négociations qui ont eu lieu précédemment. Les Grecs doivent prononcer si oui, ou non, ils sont en accord avec les mesures d'austérité proposées par l'Eurogroup. S'ils votent oui, le gouvernement n'aura plus la légitimité pour gouverner, devra démissionner et appeler des élections. S'ils votent non, le gouvernement dit qu'il sera en position de force pour renégocier avec l'Eurogroup. Bonne chance avec ça. Si l'Eurogroup n'octroie pas l'aide financière supplémentaire, les Grecs devront trouver les fonds eux-même pour, notamment, renflouer les banques. Deux choix s'offriront à eux : un "bail-in" comme Chypre, c'est-à-dire se servir à même les dépôts effectués dans les banques, ou bien, l'issue la plus probable, imprimer une monnaie locale, c'est-à-dire enlever les toiles d'araignée sur les planche à billets et recommencer à imprimer des drachmes. Cette éventualité signifierait un retrait de la zone euro.
Les Grecs souhaitent rester dans la zone euro sans les mesures d'austérité qui détruisent leur économie. C'est ce que SYRIZA leur avait promis en campagne électorale, sauf que ce n'est pas possible. Ce que le référendum amène de positif, c'est qu'il cadre le choix : l'euro avec les mesures d'austérité OU la fin des mesures d'austérité exigées par l'Europe et le retrait de la zone euro.
Cette situation ressemble en quelques points à celle des Québécois en 1995, dont la moitié voulait l'indépendance tout en restant dans le giron canadien, ce qui n'est pas possible. On devient un pays indépendant, ou on demeure une province canadienne.
Depuis le début de cette courte campagne, nous n'avons vu aucune affiche pour le oui et plusieurs affiches du camp du non, qui semble être davantage mobilisé. Le gouvernement grec votera non alors que tout l'establishment international (politiciens, hommes d'affaires, commentateurs bien-pensant) enjoint les Grecs à voter Oui, et c'est justement ce qui fera pencher la balance pour... le Non. La question à laquelle les Grecs répondront est essentiellement la suivante : Voterez-vous "Non" comme de fiers Grecs ou vous mettrez-vous à plat ventre en votant "Oui" comme les étrangers le souhaitent? Le référendum est une question d'identité nationale.
Faire défaut avec style
Le fond des choses
La Grèce fait défaut de 1.5 milliards d'euros. Elle devait faire ce paiement au FMI et elle n'a pas honoré sa dette, quelle nouvelle! Le gars avec les grandes dents s'époumonait sur la BBC. Mais si on suit de loin la situation, on comprend que le gouvernement n'a pas cet argent. Il a pris le contrôle des banques qui se liquéfient, et la seule façon pour lui de rencontrer ce paiement, serait que l’argent vienne de l’Eurogroup. C'est de cette façon qu’on procède depuis un bout de temps. L’Eurogroup donne de l'argent à la Grèce qui s'en sert pour repayer l'Eurogroup.
Repayer le FMI est la deuxième priorité en ce moment... après n'importe quoi d'autre. À l’heure actuelle, le gouvernement n’est même pas certain de pouvoir payer les pensions. Avez-vous déjà eu à en découdre avec une yayà (une grand-mère grecque) ? Si oui, vous n'en voulez pas un million contre vous.
Dans d'autres nouvelles grecques surprenantes, l'eau de la mer est chaude et salée et les routes du Péloponnèse sont sinueuses.
Sur la forme
Comme dirait Zoé, il y a le style. Au-delà de faire les choses, il y a la façon de les faire. Le ministre des finances, Yanis Varoufakis est arrivé à la résidence du premier ministre (l'équivalent du 24 Sussex) pour une réunion ministérielle au volant de sa motocyclette. Il a enlevé son casque qu'il ne porte probablement jamais en temps normal, car c'est une loi que peu de motocyclistes respectent. Tous les journalistes l'attendaient, lui posaient des questions et on pouvait entendre le déclic des caméras, clic, clic, clic. Il leur dit : kalimera (bon matin). Il attendait la question qu'il voulait qu’on lui pose : Allez-vous rembourser le FMI? Et il leur donna sa réponse toute prête à cette question : non.
J’admire les hommes qui ont du style, et Varoufakis en est un. S'il faut faire défaut sur plus d'un milliard d'euros, autant arriver en moto à la résidence du premier ministre, enlever son casque d'une manière à la fois virile et sensuelle, avancer d'un pas assuré, puis d’une voix grave et profonde dire simplement « oxi » en remuant doucement les lèvres pour leur faire comprendre que non, pas question de cracher un milliard d'euros.
Personne ne sait ce qu’il adviendra de Varoufakis. Peut-être sera-t-il un héros ou celui qui aura achevé sa patrie, mais il pourrait quitter la politique et faire des annonces de bière entouré de jolies filles et dire "Le gars le plus intéressant au monde ce n'est pas le vieux barbu de la Dos Equis, c'est moi, Yanis Varoufakis".
La Grèce fait défaut de 1.5 milliards d'euros. Elle devait faire ce paiement au FMI et elle n'a pas honoré sa dette, quelle nouvelle! Le gars avec les grandes dents s'époumonait sur la BBC. Mais si on suit de loin la situation, on comprend que le gouvernement n'a pas cet argent. Il a pris le contrôle des banques qui se liquéfient, et la seule façon pour lui de rencontrer ce paiement, serait que l’argent vienne de l’Eurogroup. C'est de cette façon qu’on procède depuis un bout de temps. L’Eurogroup donne de l'argent à la Grèce qui s'en sert pour repayer l'Eurogroup.
Repayer le FMI est la deuxième priorité en ce moment... après n'importe quoi d'autre. À l’heure actuelle, le gouvernement n’est même pas certain de pouvoir payer les pensions. Avez-vous déjà eu à en découdre avec une yayà (une grand-mère grecque) ? Si oui, vous n'en voulez pas un million contre vous.
Dans d'autres nouvelles grecques surprenantes, l'eau de la mer est chaude et salée et les routes du Péloponnèse sont sinueuses.
Sur la forme
Comme dirait Zoé, il y a le style. Au-delà de faire les choses, il y a la façon de les faire. Le ministre des finances, Yanis Varoufakis est arrivé à la résidence du premier ministre (l'équivalent du 24 Sussex) pour une réunion ministérielle au volant de sa motocyclette. Il a enlevé son casque qu'il ne porte probablement jamais en temps normal, car c'est une loi que peu de motocyclistes respectent. Tous les journalistes l'attendaient, lui posaient des questions et on pouvait entendre le déclic des caméras, clic, clic, clic. Il leur dit : kalimera (bon matin). Il attendait la question qu'il voulait qu’on lui pose : Allez-vous rembourser le FMI? Et il leur donna sa réponse toute prête à cette question : non.
J’admire les hommes qui ont du style, et Varoufakis en est un. S'il faut faire défaut sur plus d'un milliard d'euros, autant arriver en moto à la résidence du premier ministre, enlever son casque d'une manière à la fois virile et sensuelle, avancer d'un pas assuré, puis d’une voix grave et profonde dire simplement « oxi » en remuant doucement les lèvres pour leur faire comprendre que non, pas question de cracher un milliard d'euros.
vendredi 3 juillet 2015
Une anecdote qui vaut mille maux
"Vous avez pensé à tout avant le voyage : des passeports aux diachylons pour les bobos mortels en passant par les adaptateurs qui vous permettent de tout brancher dans les prises électriques grecques. Vous avez repassé "les" listes des milliers de fois pour ajouter quelques cossins et en retirer d'autres qui ajoutaient trop de poids aux bagages, et vous aviez aussi pensé à choisir des valises en fonctions des restrictions et selon le type de vol. Il y a toutefois une chose que vous n'aviez pas prévue, et c'est que l'un de vous tombe malade.
Être malade, c'est pour celui qui reste à la maison et qui regarde passer l'été en arrosant ses fleurs, ou pour celui qui est coincé à l'intérieur le nez dans le climatiseur, croyez-vous. Mais du haut de l'Olympe, les dieux ont tôt fait de vous ramener à la réalité.
Il se trouve donc que vous êtes malade, que rien dans votre trousse de voyageur ne peut y remédier, et que vous avez beau avoir votre certificat d'assurance médicale dans votre porte-feuille, ce n'est pas ce qui calmera la douleur chaque fois que vous essayer de déglutir.
Que faire alors. Vous attendez; vous prenez quelques comprimés d'ibuprophène et vous vous dites que l'eau de mer arrangera tout ça... sans parler de l'huile d'olive et du jus de citron, mais ça ne passe pas. Après cinq jours de calvaire, vous seriez prêt à vous faire vous-même une trachéotomie, mais vous osez faire le "0" et demandez au propriétaire de la pension s'il est possible de voir un médecin. "Pas de problème, dit-il, venez me voir lorsque vous monterez pour le petit-déjeuner et on appellera pour vous avoir un rendez-vous."
Les pires scénarios s'échaffaudent devant vous : les salles d'attente, les vacances qui prennent le bord, les enfants déçus, une facture que vous essaierez de noyer dans une bouteille de ouzo, mais il est clair qu'il vous faut des antibiotiques. Une heure et demie plus tard, Petros vous annonce qu'il vous a obtenu un rendez-vous le matin même dans un cabinet de médecin qui se trouve à 15 minutes de marches de la pension. Vous avez le temps de déjeuner et de vous brosser les dents.
Le quartier où se situe le bureau du médecin vous laisse dubitatif mais son cabinet vous rassure : c'est propre, l'aire d'attente est bien aménagée, les diplômes bien accrochés; ça sent le médecin. 15 minutes après votre arrivée, un patient sort du bureau et le médecin lui-même vous invite à l'y rejoindre. Sans perdre de temps, il vous demande de lui dresser votre bilan médical des 40 dernières années. Il vous interrompt parfois pour demander des précisions et poser des questions; il hoche la tête et prend des notes. On passe ensuite au but de votre visite et on passe en revue tous les symptômes. Au bout de 15 minutes, vous avez fait le tour du jardin.
Le médecin vous demande ensuite de passer dans la salle d'examen où il procède aux vérifications d'usage. Le verdict tombe sans grande surprise : c'est une bronchite. Il rédige un compte-rendu de la consultation pour votre assureur, et une ordonnance qui comprend antibiotiques, sirop expectorant et inhalateur. Vous tâchez de bien écouter ses consignes mais votre esprit est ailleurs... Peut-être qu'il aura pitié de nous et qu'il me laissera au moins un bras et la main, pour tenir celle de la petite sur le chemin du retour? J'aurais donc dû apporter un petit quelque chose, comme du sirop d'érable, pour l'amadouer, ça marche toujours...
Alors que le médecin s'apprête à vous faire le reçu -toujours pour l'assureur-, vous osez enfin lui demander la somme des honoraires. Imperturbable, il vous dit : quarante. Quarante!? Quarante Euros? Comme dans quarante piasses? C'est pour l'ouverture du dossier ou pour le stationnement? À moins que ce soit la taxe?
Vous sortez, l'ordonnance dans une main, et celle de la petite dans l'autre. À quelques pas de là, vous croisez une farmakeon où vous trouvez tout ce qu'on vous a prescrit. La pharmacienne passe un coup de fil pour une information sur la posologie et en 5 minutes, vous êtes prêt à vous lancer sur le chemin de la guérison. Il est midi lorsque vous rentrez à la pension. La Grèce est en pleine crise et en l'espace de deux heures et 40 Euros, vous avez eu un rendez-vous avec un médecin, une consultation et un diagnostic. Trouvez l'erreur...
jeudi 2 juillet 2015
La loterie des banques
Depuis deux jours, les étrangers peuvent retirer de l'argent du guichet et les locaux, 60 euros par jour. Le truc consiste à trouver un guichet qui donne de l'argent.
Nous nous sentons un peu comme un joueur devant des loteries vidéos au casino. Tu appuies sur les boutons de la machine, des fois les billets sortent et d'autres fois non. Après plusieurs essais, tu te dis "est due pour donner".
Blague à part, contrairement aux joueurs, nous ne sommes pas superstitieux car tout le monde sait que ça porte malheur. Nous croyons à la science et aux mathématiques. Par exemple, aujourd'hui 1er juillet, quelle banque essayons-nous? La Alpha Bank bien sûr. Alpha est la première lettre de l'alphabet grec et nous sommes le premier. C'est mathématique, logique et ça fonctionne. Et hop les beaux euros.
Par ailleurs, ce qui frappe, en plus des files aux banques, c'est la sécurité devant les banques. Ici trois soldats dans une voiture, là deux policiers en uniforme. J'ai voulu prendre en photo une file devant une banque et deux types se sont identifiés comme policiers et m'ont fermement indiqué de ne pas prendre de photos. Cette situation tranche grandement de la Grèce habituelle. En dehors des grandes villes, comme Athènes ou Thessalonique, la présence policière est minimale. Une petite ville cossue comme Nafplio, où nous sommes, vous pouvez y passer une semaine sans vraiment croiser un policier en dehors du café.
C'est drôle comment on s'inquiète rarement sauf quand les gens vous disent de ne pas vous inquiéter. C'est la même chose ici, on n'est jamais inquiet de retirer de l'argent, sauf quand trois soldats sont là pour vous rassurer.
Nous nous sentons un peu comme un joueur devant des loteries vidéos au casino. Tu appuies sur les boutons de la machine, des fois les billets sortent et d'autres fois non. Après plusieurs essais, tu te dis "est due pour donner".
Blague à part, contrairement aux joueurs, nous ne sommes pas superstitieux car tout le monde sait que ça porte malheur. Nous croyons à la science et aux mathématiques. Par exemple, aujourd'hui 1er juillet, quelle banque essayons-nous? La Alpha Bank bien sûr. Alpha est la première lettre de l'alphabet grec et nous sommes le premier. C'est mathématique, logique et ça fonctionne. Et hop les beaux euros.
Par ailleurs, ce qui frappe, en plus des files aux banques, c'est la sécurité devant les banques. Ici trois soldats dans une voiture, là deux policiers en uniforme. J'ai voulu prendre en photo une file devant une banque et deux types se sont identifiés comme policiers et m'ont fermement indiqué de ne pas prendre de photos. Cette situation tranche grandement de la Grèce habituelle. En dehors des grandes villes, comme Athènes ou Thessalonique, la présence policière est minimale. Une petite ville cossue comme Nafplio, où nous sommes, vous pouvez y passer une semaine sans vraiment croiser un policier en dehors du café.
C'est drôle comment on s'inquiète rarement sauf quand les gens vous disent de ne pas vous inquiéter. C'est la même chose ici, on n'est jamais inquiet de retirer de l'argent, sauf quand trois soldats sont là pour vous rassurer.
mercredi 1 juillet 2015
"Papa, comment les Grèceux vont avoir de l'argent si les banques sont fermées ?"
À travers cette phrase, Eva, tout juste 7ans, s'initie tranquillement aux rouages de la finance internationale. Le gouvernement vient de fermer les banques par décret. La beauté de la chose c'est qu'Eva est inquiète pour les Grecs, mais pas pour elle car c'est bien connu, son père est très fort, très confiant et surtout, il ne dépend pas du tout du guichet de la banque pour les vacances.
Nous venons d'expliquer aux enfants que les banques sont "temporairement" fermées et que les vacances viennent de prendre le bord de l'austerité. Nous leur avons expliqué que l'argent liquide servirait désormais aux dépenses essentielles et que les achats de souvenirs, de même que l'allocation promise dépendaient maintenant de l'accès au fond bancaire ET de leur comportement envers nous et leur fratrie.
La question des enfants : quand les banques greques auront-elles de l'argent ? Quand la banque européenne leur fournira-t-elle des liquidités en récompense à leur bon comportement? D'ici là, ce sera l'austérité pour la Grèce, les liquidités serviront seulement à payer l'essentiel.
À ce moment, les enfants ont compris que leur destinée était intimement liée à celle de la Grèce.
Eva, avec ses grands yeux, dans un moment de pure lucidité envers les Grecs : "C'est pas juste pour les Grèceux car ils ne peuvent pas retirer leur argent qu'ils ont déposé". Et elle ajoute, dans toute sa sagesse et sa compréhension de la macro-économie : "En tous cas, moi quand je serai grande, je ne déposerai pas mon argent dans les banques grecques".
mardi 30 juin 2015
D'Athènes à Nafplion, là où on oublie la crise et qu'elle nous rattrape...
Nous avons visité Nafplion (que les Français appellent "Nauplie") il y a exactement 10 ans, et en avions gardé le souvenir d'une ville ayant beaucoup de charme et de caractère. La ville est restée fidèle à cette image, avec ses places -dont celle de Syntagma-, ses cafés et ses jolies boutiques. Elle incarne la joie de vivre et le chic sophistiqué des Grecs et attire dans sa baie des navires privés dont on n'essaie même plus d'estimer la valeur.
On préférera profiter de la superbe vue, du haut de la terrasse de la Pension Marianna, en savourant le traditionnel petit-déjeuner grec : yaourt (bien loin de tous ces prétendus yogourts grecs qu'on nous vend chez nous) et miel, oeufs durs, pain et confitures de fruits locaux. On est ici bien loin d'Athènes, de ses graffitis, de la foule oppressante et de sa morosité. Ici on profite, et on oublie, mais pas pour longtemps.
Vendredi soir (le 26), Tsipras annonçait qu'il interrompait les négociations avec l'Eurogroup pour soumettre le plan d'aide de ce dernier en référendum. Le samedi, jour de notre arrivée à Nafplion, c'est l'Eurogroup qui répliquait en annonçant que le plan d'aide ne serait pas prolongé et qu'on passait au plan B. En ce beau matin de dimanche, alors que nous nous apprêtions à prendre un taxi vers la belle plage familiale de Karathona, nous avons tenté de retirer quelques Euros au guichet de la Banque, mais sans succès. Nous avons croisé plusieurs autres vacanciers ce matin-là qui avaient comme nous fait quelques vaines tentatives à deux guichets ou plus.
Stimulus, réponse. Un ami me parlait il y a quelque temps de cette fraction de seconde entre le moment où un événement ou une action se produit et que s'ensuive une réaction. C'est dans cette fraction de seconde qu'on peut décider, qu'on peut choisir. Ce matin, sur la plage de Karathona, c'est le calme. Les seuls cris sont ceux des enfants qui ont peur de l'eau et qui s'agrippent à leurs parents. Les vacanciers s'ébattent dans la mer en toute liberté, alors qu'à quelques mètres seulement au large, un luxueux yacht s'apprête à reprendre la mer...
| La Place Syntagma à Nafplion |
Vendredi soir (le 26), Tsipras annonçait qu'il interrompait les négociations avec l'Eurogroup pour soumettre le plan d'aide de ce dernier en référendum. Le samedi, jour de notre arrivée à Nafplion, c'est l'Eurogroup qui répliquait en annonçant que le plan d'aide ne serait pas prolongé et qu'on passait au plan B. En ce beau matin de dimanche, alors que nous nous apprêtions à prendre un taxi vers la belle plage familiale de Karathona, nous avons tenté de retirer quelques Euros au guichet de la Banque, mais sans succès. Nous avons croisé plusieurs autres vacanciers ce matin-là qui avaient comme nous fait quelques vaines tentatives à deux guichets ou plus.
| La mer à Karathona |
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