Le blogue des Rivest en Grèce

Ce blogue est un recueil de textes rédigés par Youri, Geneviève et qui sait, peut-être par Jules, Zoé et Eva également. Vous y lirez nos impressions sur la situation actuelle en Grèce ainsi que sur les endroits que nous visitons. Parfois de courtes cartes postales, parfois des lettres plus longuement réfléchies, nous espérons que vous en apprécierez la lecture et que vous ne vous gênerez pas pour laisser vos commentaires.

dimanche 28 juin 2015

Premières impressions


Apres une absence de 4 ans, nous revenons à Athènes. Nous avons suivi l'actualité qui fait état d'une contraction de 25% du PIB. Pensez-y, qu'est-il arrivé à cet euro sur quatre qui n'est plus dans l'économie grecque? Nous avons pris des nouvelles de l'oncle qui n'a pas été payé depuis plus d'un an.

Comment une telle catastrophe ce traduit-elle concrètement?

Au premier abord, on a l'impression que rien n'a changé. Le douanier grec est à l'antipode du douanier  américain. Une bonhomie naturelle, un regard paternel sur les enfants. Aucune question. Pif, paf on étampe et au suivant. Ensuite, on prend le métro climatisé (ou le train de banlieue c'est selon) pour le centre-ville.

Le train quitte la gare de l'aéroport et les wagons se remplissent de passagers grecs.

Quelque chose a changé mais c'est difficile à cerner.

Chez les Grecs, ce qui frappe, c'est que ces hommes si fiers ont le costume défraîchi. À une autre époque, le papou (grand-père) mettait son costume taillé sur mesure pour aller acheter des tomates et du feta au marché. Aujourd'hui, manifestement, la plupart n'ont pas renouvelé leur garde robe depuis longtemps.  Pour les femmes, c'est la teinture des cheveux qui semble avoir baissé de quelques échelons dans les priorités de la femme grecque. Ce n'est pas le look qui est en cause. C'est la fierté.

C'est toutefois au café que le changement est le plus important. L'homme typique grec dans la trentaine, ou quarantaine, va au café avec ses copains. Il a son comboloy (objet entre un "tâteux" et un chapelet) d'une main et son cellulaire de l'autre. Il parle fort, parfois à ses amis et souvent à son cellulaire. Il brasse des petites, des grosses ou des irréalistes, mais il brasse des affaires.

Aujourd'hui, cet homme n'avait aucun projet en tête. Il semblait hésiter entre l'angoisse et la résignation.


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